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NO WAY BACK - Isabelle Leymarie

Actualizado: 28 sept 2023

Lauréat de plusieurs concours internationaux, le remarquable saxophoniste et compositeur mexicain Gerry López sort un nouvel opus : No Way Back, disque de Latin jazz enregistré au célèbre studio Abdala de La Havane avec le nec plus ultra des musiciens cubains : le chanteur Alain Pérez, le saxophoniste ténor Carlos Miyares, le pianiste « Wiwi » (Miguel Ángel) García, les bassistes Rafael Paseiro et Dimitris Christopoulos (grec mais spécialiste de musique cubaine), les batteurs Horacio « El Negro » Hernández et Oliver Valdés et trois percussionnistes : le joueur de batá Octavio Rodríguez, sa fille, la conguera « Yuya » (Yolanda) Rodríguez, et le conguero et bongosero Luisito Aballe, plus un quatuor à cordes, enregistré, lui, en Suisse, où résident actuellement López, Christopoulos et Aballe. « Centro Habana », composition du flûtiste et pianiste cubain Oriente López, ouvre le tir, suivi de « Paris Song », de Gerry. Évocation de la capitale française, où vécut longtemps et étudia celui-ci, « Paris Song » conserve, malgré son titre, un caractère très cubain et s’apparente au son, genre musical qui constitue l’un des fondements de la musique de l’île. « Giant Steps », le standard de John Coltrane, réputé pour sa difficulté, commence par la percussion. Le rythme est légèrement modifié, mais sans pour autant dénaturer le morceau, et Wiwi García y prend un brillant solo. « Jacarandas », inspiré par le ravissant quartier de Coyoacán, à Mexico, où fleurissent ces arbres, est interprété par le quatuor à cordes, qui cède la place à un passage à 6/8 du groupe. « Toda una vida », bolero du grand compositeur cubain Osvaldo Farrés, interprété par Antonio Machín, Omara Portuondo et d’autres, est ici exécuté par le quatuor à cordes et bellement chanté par Alain Pérez. García s’y distingue, là aussi, par la finesse de son jeu "Et le bolero cède la place, de façon inattendue, à un guaguanco." Avec le fougueux « Sin vuelta atrás » (Sans retour en arrière), symbole du désir de constante progression de Gerry López, le saxophoniste renoue avec ses racines mexicaines. Suit l’élégiaque « Te sigo amando » (Je continue de t’aimer) du chanteur mexicain Juan Gabriel. Sous-tendu par un tambour batá, avec de splendides solos de García et de López, il acquiert dans cette inventive version, un lyrisme nouveau, sans le pathos que lui insufflait son compositeur. « Trip One Way » de López, inversion de one waytrip (aller simple) renvoie là aussi au Mexique, en particulier au son huasteco (ou huapango) et clôt cet album très réussi par un véritable feu d’artifice.


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